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Édition japonaise· Paris· Sushi, izakaya, omakase

Restaurant japonais à Paris

Paris compte des centaines d'adresses qui se disent japonaises, et une minorité qui le sont vraiment. Le tri se fait à trois signes, souvent avant même de s'asseoir. Voici lesquels, et l'adresse que nous donnons quand on nous la demande. Elle sort du carnet de Manger Parisien. Millésim · Le Carnet

L'adresse

01 adresse
Restaurant japonais à Paris : sashimi de thon et de saumon du restaurant Zen, rue de l'Échelle

01

Zen

Palais-Royal · 1er · Déjeuner

« La salle est pleine de Japonais. À Paris, il n'existe pas de meilleure recommandation. »

Ouvert en 2006 par Zen Okawa, à deux pas du Palais-Royal, tenu par une équipe entièrement japonaise. Cantine le midi, izakaya le soir. Le poisson y est d'une fraîcheur que bien des tables trois fois plus chères ne tiennent pas.

Comptez une quarantaine d'euros. C'est l'adresse que l'on voudrait garder pour soi et que l'on finit toujours par donner.

Adresse
8 rue de l'Échelle, 1er
Budget
€€
Le moment
Déjeuner, ou dîner tôt
Réserver
Par Millésim →

Bien choisir

03 règles

1. Les trois signes d'un vrai japonais

Ils se lisent depuis la porte, et ils ne trompent presque jamais.

La salle
Une clientèle japonaise à midi en semaine est le seul label qui vaille à Paris. Les gens vont manger chez eux ce qu'ils mangeraient chez eux : quand la salle est pleine de Japonais, le reste suit presque toujours.
La carte
Courte. Une bonne adresse japonaise à Paris propose une quinzaine de lignes, pas quatre-vingts. La carte longue signifie des congélateurs, pas un choix : personne ne tient la fraîcheur sur quatre-vingts références.
Le poisson
Servi à l'unité, annoncé, parfois différent de la veille. À l'inverse, le plateau de cent pièces à prix fixe est un produit industriel : il suppose un approvisionnement constant, ce qui est l'exact contraire de la saison.

2. Sushi, izakaya, ramen, omakase : ce n'est pas la même sortie

On dit « aller au japonais » comme on dirait « aller au restaurant ». Ces mots désignent pourtant des soirées entièrement différentes, et savoir lequel on veut évite les trois quarts des déceptions.

L'izakaya
Le bistrot japonais : petits plats à partager, bière ou saké, bruit et lumière crue. C'est là qu'on va à plusieurs, et c'est presque toujours le meilleur rapport plaisir-addition de Paris.
Le comptoir à sushi
Une dizaine de places face au chef, le poisson tranché devant vous. On y va à deux au maximum, on y parle peu, et on y mange dans l'ordre qu'on vous donne. Ce n'est pas un dîner, c'est un service.
L'omakase
Littéralement « je m'en remets à vous » : pas de carte, le chef décide. C'est la forme la plus intéressante et la plus chère, à réserver longtemps à l'avance, et à ne pas tenter quand on a un avion à prendre.
Le ramen
Un plat unique, souvent sans réservation, souvent avec une file. Une heure en tout, midi comme soir. On n'y emmène pas quelqu'un qu'on veut impressionner, on y va parce qu'on a faim et froid.

3. Fuyez la carte fourre-tout

C'est la règle la plus simple et la plus efficace de toutes : une carte qui propose des sushis, des woks, des nems et un pad thaï ne fait bien aucun des quatre. Ces adresses sont partout dans Paris, elles sont souvent pleines, et elles ne servent pas de cuisine japonaise.

Dernier conseil, valable partout : allez déjeuner. Le midi, les bonnes maisons japonaises servent en formule ce qu'elles facturent le double le soir, et la salle est celle des habitués. C'est le meilleur moment pour essayer une adresse avant d'y emmener quelqu'un.

Ces tables se réservent, et les meilleures ne se réservent pas facilement. Millésim est une conciergerie privée à Paris : nous obtenons la table, y compris là où l'on vous répond complet, et nous nous chargeons du reste — l'heure qui arrange tout le monde, la voiture, la fleur posée avant que vous n'arriviez.

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Le carnet complet

Cette page en donne une. Le guide consacre quinze adresses au seul Japon de Paris, et cent douze en tout : palaces, étoilés, dinner clubs, afters, tea times. Toutes vérifiées, toutes essayées. Les nouvelles paraissent d'abord dans Le Carnet.

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